La Kiné-Energétique en 29 Questions / réponses

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1. Qu'est-ce que la Kiné Energétique ou KE ?

La KE est basée sur le principe que tout être vivant est animé par une circulation d'énergie. Lorsque cette circulation se fait régulièrement et en harmonie, l'être vivant est en bonne santé. Les Chinois ont découvert cela il y a plus de 5000 ans avec l'acupuncture. Par contre, il se peut que cette circulation soit freinée par différents chocs qui peuvent être traumatiques, physiques ou aussi psychiques ou encore liés à l'environnement extérieur ou au stress. Ainsi cette circulation peut être bloquée à certains endroits du corps créant des zones en perte ou en stagnation d'énergie. C'est à partir de ces zones-là que les maladies vont pouvoir se développer.
Le but d'une séance de KE est de détecter ces endroits dans toutes les parties du corps, ensuite de déterminer et de conscientiser la cause des blocages, puis de les libérer pour enfin mettre en place un nouveau schéma de fonctionnement physique, psychique et mental par ce que nous appelons la Restructuration Positive. Puis le patient apprend à faire ce travail lui-même afin qu'il ne retombe plus dans ses anciens schémas contribuant ainsi activement à sa libération et à sa reconstruction.
Le rôle de la KE est donc de rechercher et de libérer les différentes étiologies causes profondes des maladies, pour un traitement efficace et durable à longue échéance.

2. Qui a créé la Kinésithérapie Energétique ?

Jean-Michel DEMELT

La KE a été élaborée et mise au point par Jean-Michel Demelt, masseur-kinésithérapeute en Alsace durant 44 ans, épaulé par une équipe multidisciplinaire de kinésithérapeutes, de médecins, d'ostéopathes, de naturopathes, de psychothérapeutes et de praticiens de santé autant en France qu'en Allemagne. Toutes ces personnes possèdent de longues années d'expérience respectivement dans leur branche. Au départ JM Demelt a passé par la Microkinésithérapie qu'il a diffusée et enseignée en Allemagne et de nombreuses autres techniques pour arriver au stade actuel. La recherche et l'élaboration de la Kiné Energétique ont commencé en 1996 et la méthode a été présentée officiellement pour la première fois au Salon Mondial Rééducation de Paris en 2004. Depuis, il y a des stages sur Paris, Strasbourg, Chambéry et Pontivy, en Allemagne et en Autriche et nous espérons élargir la diffusion à toute la France, l'Outre-Mer et aux autres pays dans un proche avenir. Dans ce but nous sommes prêts à nous déplacer pour des conférences, des congrès et différentes démonstrations de la méthode.

3. Qui peut pratiquer la KE ?

La KE est adaptée spécifiquement à la plupart des problèmes et pathologies que rencontre le kinésithérapeute dans la pratique quotidienne de sa profession. Mais elle convient en fait à toutes thérapies qui utilisent les mains : ostéopathes, masseurs, thérapeutes manuels, psychothérapeutes corporels et toutes les personnes qui s'occupent de près ou de loin de la santé et du bien-être.

Elle offre aussi des possibilités très intéressantes dans des domaines plus spéciaux comme les vertiges, acouphènes, les migraines, l'uro génital, la pédiatrie, le respiratoire, le sport, le traitement et la prévention chez les sportifs de haut niveau.

Elle permet aussi d'ouvrir très largement le champ d'application à des domaines comme : la sphère crânienne, des dysfonctions des organes intérieurs, de tout le domaine psychosomatique et de beaucoup de problèmes psychiques comme les dépressions, les anxiétés, les peurs diverses et les problèmes relationnels. 

De nombreux psychothérapeutes ont participé à la recherche et à l'élaboration de ce volet de la méthode. Pour eux et pour les différents professionnels du bien-être, il existe une formation parallèle qui s'appelle la Réharmonisation Energétique également enseignée par JM Demelt et ses collaborateurs.

4. Comment le praticien peut-il appliquer la KE ?

La KE peut s'appliquer à deux niveaux :

  1. Le 1er niveau correspond au premier week-end de formation de 3 jours appelé KE I. Le contenu de ce stage s'adresse avant tout à l'étude du corps physique atteint par différents chocs traumatiques et par le stress. On y apprend avant tout à libérer les différentes tensions du corps, au niveau des muscles, des tendons, des ligaments, des articulations, des organes, etc. A ce travail local s'ajoute un travail global sur les fascias, les chaînes musculaires qui correspondent aussi plus ou moins aux voies en Microkinésithérapie ou aux méridiens de l'acupuncture. La libération de ces différents "Grands Axes Energétiques" ajoutée au travail local permet de résoudre la plupart des pathologies de TMS, les tendinites, les périarthrites, les douleurs liées aux tensions ou compressions articulaires ou nerveuses. 

    Ce travail s'applique très facilement le lendemain du stage à la plupart des pathologies courantes rencontrées en kiné, autant au niveau de la colonne, des épaules, du bassin et des différents membres, à tous les âges également, du bébé jusqu'à l'adulte et le vieillard, dans des domaines extrêmement variés. Il est en fait très peu de branches où la méthode n'est pas applicable au moins partiellement.

  2. Le 2ème niveau qui correspond au deuxième week-end de formation est appelé KE II et dure également trois jours. Son contenu se rapporte d'une part au travail physique sur le crâne, et d'autre part à la sphère psychique et mentale. Cette formation permet d'étendre très largement le domaine des applications, d'abord au niveau du crâne pour les céphalées, les migraines, les vertiges, les acouphènes, les sinusites, les problèmes d'audition, de vue, de dents, etc. et ensuite au niveau de la sphère émotionnelle.

    Le travail sur la sphère émotionnelle permet la recherche des causes profondes des pathologies. Celles-ci sont souvent cachées par les causes "déclenchantes" que sont les chocs physiques, traumatiques ou la dureté et la répétition des gestes. Ces étiologies psychiques, émotionnelles et mentales atteignent la notion de terrain et sont à l'origine d'une grande part des symptômes que nous retrouvons régulièrement au niveau du corps physique. Ce sont ces causes qui sont à l'origine d'un grand nombre d'échecs de la kinésithérapie classique et même quelques fois de l'ostéopathie et de la médecine en général.

Ce 2ème niveau permet d'élargir nos possibilités au domaine hors "nomenclature " tout en restant dans le champ de compétence du masseur-kinésithérapeute.

5. Quels sont les principes fondamentaux du concept de la KE ?

Le mot "énergétique" nous fait tout de suite penser à la médecine chinoise, à l'acupuncture, aux différentes médecines traditionnelles d'extrême-orient. La Kiné Energétique est, par contre, franchement orientée et adaptée à notre mode de pensée occidental avec comme principe de base la simplicité, l'efficacité et la rapidité.

La circulation énergétique peut être testée par différentes manières par exemple grâce au pouls chinois, au test kinésiologique ou à l'électro-acupuncture. En Kiné Energétique nous utilisons la palpation énergétique qui est totalement manuelle. Elle possède une grande analogie avec la palpation du mouvement de respiration primaire (MRP) en ostéopathie et la micro-palpation en microkinésithérapie.

Pour les ostéopathes, le MRP correspond à la sensation donnée par la circulation du liquide céphalo-rachidien (LCR).
Daniel Grosjean et Patrice Benini, les créateurs de la Microkinésithérapie ont démontré grâce à un test mis au point par le professeur Roccard, que la micro-palpation n'était pas basée sur un phénomène physique mais sur un phénomène vibratoire, ce qui vient confirmer la thèse énergétique du phénomène de micro-palpation ou de palpation énergétique.
Ce sont là deux hypothèses différentes pour un même phénomène constaté.

Dans les deux cas si le thérapeute constate que : le LCR circule ou que l'Energie circule

  • Cela veut toujours dire que la zone testée est en bonne santé et qu'il n'y a pas lieu de pratiquer une correction.

Si au contraire, il constate indifféremment que :
1. le LCR est bloqué
ou que
2. l'énergie est bloquée

  • Cela veut toujours dire que la personne a un blocage et qu'il faut le corriger.

Ainsi quelle que soit l'hypothèse employée au départ, chaque théorie fonctionne parfaitement.
Nous penchons pour l'explication vibratoire du phénomène, il correspond au concept énergétique de la méthode, énergie et vibration ne faisant qu'un. La quasi-totalité des stagiaires ressent ce rythme vital après un petit exercice d'ancrage le premier jour de la formation, dès qu'ils acceptent de ressentir avec leurs mains, faisant confiance à leur ressenti intérieur. La palpation du rythme vital donne alors l'impression, la sensation agréable, de sentir la vie de la personne bouger entre nos mains.

6. Comment détecter un blocage ?

Un blocage énergétique peut se diagnostiquer selon trois critères :

  1. Le blocage du rythme vital.
  2. La sensation de tension existant entre deux endroits donnés du corps.
  3. Le blocage d'un ou plusieurs paramètres de mobilité d'une articulation.

Un seul des trois critères est suffisant pour déterminer la présence d'un blocage. Lorsque l'un des trois critères bloque, les autres bloquent aussi.

I La palpation du rythme vital

Palpation du rythme vital au niveau du genou

Si l'on pose les deux mains sur une partie du corps, la cuisse ou le bassin, on peut sentir ce rythme vital sous la forme d'un mouvement d'aller et venu à l'intérieur du tissu selon un rythme d'environ 10 cycles à la minute. Lorsque ce rythme est harmonieux, cela signifie que l'énergie circule librement et que cette partie du corps libre de tout blocage est en bonne santé. Au niveau d'une zone bloquée énergétiquement, la palpation de ce rythme vital devient impossible ou restreinte, dans ce cas il conviendra de faire une correction énergétique.

 

II La recherche d'une tension

L'élasticité est une des propriétés du muscle au repos. Par contre, lorsque nous étirons un muscle bloqué énergétiquement, nous arrivons toujours à mettre en évidence une tension sous forme de perte d'élasticité, de ficelle ou de corde plus ou moins raide. Cette tension montre que la partie atteinte a perdu une partie de ses fonctions vitales, pas forcément qu'elle soit déjà malade. Si nous corrigeons ce blocage avant l'apparition des symptômes nous faisons de la prévention pure. Si nous pratiquons la correction lorsqu'une pathologie est déjà installée, nous faisons de la thérapie. Le fait qu'un symptôme soit présent ou non, ne change rien à notre travail. Dans les deux cas, il est le même et consiste toujours à libérer la partie du corps de ses blocages énergétiques qui représentent presque toujours une des causes profondes des différentes maladies. La présence de ces blocages entraîne une "faiblesse du terrain" qui va s'ajouter et renforcer le moindre choc déclenchant, pour entraîner une maladie.

Il existe un deuxième type de palpation dite "en compression" par exemple entre l'avant et l'arrière du thorax ou du bassin ou encore entre les deux surfaces d'une articulation.

III Le contrôle des paramètres de mobilité d'une articulation

Les possibilités de mobilité d'une articulation peuvent se classer sous forme de 8 paramètres ou plus simplement 4 paires de paramètres :

  • La flexion-extension
  • Les mouvements de latéralité Droite-Gauche
  • Les rotations interne et externe
  • Les mouvements passifs de compression et décompression

Ces 8 paramètres sont contrôlés en quelques secondes pour une articulation et ce test constitue une manière très simple et rapide de rechercher les blocages et de les corriger.

La palpation d'une tension se fait toujours entre deux points du corps et entre les deux mains. La palpation en étirement permet de sentir des restrictions avec perte de l'élasticité qui est possible dans toutes les structures du corps, le squelette et surtout les tissus mous : muscles, fascias, ligaments, capsules articulaires, nerfs qui à courte échéance donnent des inflammations articulaires et toutes sortes de tendinopathies et enthésopathies. A longue échéance, elles entraînent des compressions articulaires et des compressions nerveuses favorisant l'apparition de différentes pathologies d'écrasement : usure du cartilage, arthrose, hernie discale, névralgie, sciatique, NBC, etc.. Ce même type de tensions peut se retrouver au niveau des organes et dans le système endocrinien entraînant des dysfonctions organiques pouvant à la longue mener à des maladies graves.

Sur le plan mental et nerveux, ce type de blocage entraîne tout un cortège de problèmes liés au psychisme : l'agressivité, l'anxiété, la peur, la dépression, les troubles relationnels, etc. que le kinésithérapeute pratiquant la KE peut parfaitement prendre en charge s'il se sent attiré par ce domaine là. Bien sûr la KE restera toujours complémentaire à la médecine et à la psychiatrie qu'elle ne remplacera jamais, mais qu'elle peut compléter d'une manière très intéressante.

La collaboration entre kinésithérapeute énergétique et psychothérapeute constitue une excellente combinaison où chacun joue son rôle au profit du patient.

La recherche du blocage en tension ou en compression est la technique, de loin la plus utilisée car la plus rapide par rapport à la palpation du rythme vital. Le test des 8 paramètres, un peu moins précis permet par sa rapidité, un contrôle global des principales articulations. Il est surtout utilisé pour voir si rien n'a été oublié en fin de traitement.

Dans notre métier de kiné nous sommes en permanence confrontés aux divers types de tensions notamment lors des massages où nous sentons des zones contracturées, des zones dures. Celles-ci correspondent toujours à des blocages énergétiques que nous en soyons conscients ou non. La palpation se fera toujours par étirement du tissu entre les deux mains et selon 3 critères précis : la direction de la tension, sa longueur et sa profondeur. Une fois la tension détectée et maintenue entre les mains, elle peut être corrigée.

7. Quels sont les outils employés en KE ?

Pour la correction, le kiné énergéticien dispose de 4 outils. Ces outils sont des plus simples, chaque praticien les a toujours sur lui où qu'il se trouve :

I. Les mains
II. Le souffle
III. L'intention mentale
IV. L'ancrage du thérapeute

I Les mains :

Elles sont utilisées successivement pour :

  • a. Détecter les blocages et toutes les tensions du corps physique et aussi pour lire manuellement la "grille de lecture psychosomatique" décrite à la réponse 11.
    L'appui sur les différents points tendus et douloureux se fait de la manière juste pour que le patient ressente une petite douleur afin de les conscientiser, tout en restant dans une limite bien supportable en dessous du seuil de la douleur.
  • b. Prendre en main et étirer la tension. C'est le geste actif de la correction.
  • c. Accompagner la libération et l'ouverture des tissus bloqués.
    Durant cette phase les mains sont en "écoute". Les mains restent passives et ne manipulent en aucune manière. Elles ne font qu'accompagner l'ouverture du blocage qui permet souvent de libérer à la file en une seule correction une suite de trois ou quatre nœuds d'énergie qui correspondent chacun à une lésion de type ostéopathique. Ceci n'est pas facile à décrire sur papier. Le plus pertinent est de le ressentir lors d'un traitement ou d'un stage ou lors d'une démonstration en particulier au Salon Mondial Rééducation de Paris où nous tenons un stand et donnons une ou plusieurs conférences tous les ans.
    On sent alors les tensions "fondre sous nos mains" et on constate d'une part la facilité déconcertante de la correction et en même temps la puissance quelque fois considérable qui était prisonnière et qui se libère d'un coup entre nos mains.
    Cette sensation peut donner l'impression de quelque chose d'extraordinaire. Pourtant elle répond tout simplement aux lois de fonctionnement de la vie. Elle traduit simplement la libération d'une énergie retenue et compressée pathologiquement à un endroit du corps. C'est la simplicité de ce travail qui en fait sa grandeur et son efficacité.
  • d. Contrôler la correction par un nouvel étirement qui permet de retrouver l'élasticité physiologique normale.
    L'action des mains se déroule sur le plan physique.

II. Le souffle :

Dans de nombreuses techniques énergétiques et thérapeutiques, qu'elles soient ancestrales ou modernes, la respiration joue un rôle important.

  • L'expiration permet de libérer les énergies. Elle est en particulier utilisée lors des corrections pour libérer le patient de ses différents blocages grâce à un souffle long, profond et maintenu.
  • L'inspiration au contraire sert à emmagasiner l'énergie, afin de s'en remplir. Elle est surtout utilisée lors de la restructuration positive pour permettre l'intégration du nouveau schéma de fonctionnement selon les différentes affirmations positives choisies par le patient.

Le fait de souffler ou d'inspirer lors du traitement, permet au patient de prendre une part active à sa libération et à sa guérison. Il peut ensuite très facilement reprendre cet exercice chez lui, à la maison, pour continuer d'améliorer et de maintenir son état de bonne santé. Il peut bien sûr l'ajouter aux différents exercices de rééducation et de gymnastique appris en séance de kinésithérapie classique.

Lors de la correction le praticien souffle en général en même temps que le patient, renforçant ainsi l'efficacité du travail. Mais le souffle n'est pas obligatoire. Il y a des patients qui ne peuvent pas souffler, soit parce qu'ils ont des problèmes respiratoires ou qu'il s'agit de nourrissons ou de personnes dans le coma ou encore qu'il s'agit d'animaux. Dans tous ces cas c'est le thérapeute qui souffle pour son patient.

Le souffle part du ventre et passe par la poitrine et la gorge. Son action agit ainsi sur le plan énergétique.

D'autre part, le souffle agit également par voie biochimique selon des lois neuro-physiologiques établies et prouvées.
La transmission de l'influx nerveux dans les synapses est régit par la biochimie des neurotransmetteurs.
Une suite d'inspirations répétées entraîne physiologiquement un syndrome d'hyperventilation pouvant aller jusqu'à la tétanie et ceci par hyper-oxygénation et absence de molécules de gaz carbonique.

Au contraire le souffle long et prolongé par une apnée en expiration permet à l'organisme de consommer tout son oxygène et de fabriquer du gaz carbonique. Cette présence de CO² est justement favorable à la détente dans les synapses nerveuses, donc dans la profondeur du corps.
C'est très exactement ce phénomène biologique qui est utilisé dans les corrections en K.E.
Une personne, stressée et tendue, va par les expirations profondes, relâcher ses tensions et retrouver en fin de séance une détente physique, psychique et mentale.
Ainsi il est possible d'enrayer une crise de spasmophilie en respirant toujours le même air dans un sac en plastique mais aussi par de très longues expirations successives longuement maintenues. A la fin de la séance, le patient apprend à utiliser chez lui ce "souffle libérateur" qui lui permet au quotidien de gérer son stress et ses émotions négatives.

III. L'intention mentale :

Elle est beaucoup moins employée dans les milieux thérapeutiques que le souffle car si l'on se base sur le plan purement matériel, son efficacité n'est pas prouvée scientifiquement.
Pourtant chacun de nous sait qu'une équipe de sport motivée, a un maximum de chances de remporter la victoire, alors que celle qui part battue d'avance en a beaucoup moins.
De même, un malade qui se bat contre sa maladie et qui veut absolument guérir à également beaucoup plus de chances de s'en sortir que celui qui s'abandonne au désespoir.
On demande souvent au kiné de stimuler ses patients dans ce sens là, mais on ne lui enseigne que très peu de techniques adaptées à cette tâche et chacun fait de son mieux avec les moyens qu'il a.

En KE, ce chapitre est d'une importance capitale. En plus de la technique énergétique proprement dite, la prise en charge sur le plan mental par la compréhension de la maladie et la visualisation des chemins et moyens pour s'en sortir va "booster" le patient dans sa propre énergie et renforcer largement l'efficacité de la démarche et en même temps de tous les autres traitements mis en place.
L'aspect mental accompagne le déroulement d'une séance, du début jusqu'à la fin.
Selon les lois du monde énergétique la volonté d'une personne ou la force de sa pensée, possède une force d'attraction pour toutes les énergies qui sont de même affinité. Ceci est une loi universelle et fondamentale de la Vie qui fonctionne toujours, que nous en soyons conscients ou non.
C'est ainsi que par la force de nos pensées, nous forgeons sur le plan énergétique, notre futur et donc également notre future guérison. Ainsi nous demandons toujours au patient qui "souffle" son blocage, de le faire avec la ferme intention et la volonté de libération sous la forme de l'affirmation :"je me libère". Le thérapeute accompagne le même geste avec l'intention "l'énergie circule". Les deux intentions conjuguées du patient et du thérapeute renforcent considérablement l'effet des mains et du souffle. L'action de l'intention agit sur le plan mental.

La correction énergétique par la KE allie en l'espace d'un souffle ces trois outils et agit par là simultanément sur les trois plans : physique, émotionnel et mental. C'est ce qui lui donne sa puissance et sa grande efficacité.

IV. L'ancrage du praticien :

Cet outil est le garant d'un travail efficace et en même temps d'une sécurité autant pour le thérapeute que pour le patient.
Il s'agit pour le praticien d'acquérir un état énergétique solide et bien ancré tel que le pratiquent les usagers en Tai Chi Chuan, Chi Gong ou encore en Karaté et Kung-Fu ou encore tel que le pratiquent certains sportifs comme les All Blacks (rugbymen néozélandais) selon des traditions ancestrales.
Ces traditions sont toujours d'actualité et la nature nous en donne l'exemple :
Tout arbre possède des racines qui l'ancrent solidement dans la terre d'où il puise ses composants et sa force tellurique. Il possède aussi des feuilles tournées vers le ciel d'où il puise le CO², l'énergie solaire et cosmique nécessaire à la photosynthèse.
L'être humain ne fait pas exception à cette règle, qu'il en soit conscient ou non, il est aussi ancré dans la terre, même si ses racines sont mobiles. Il est également relié au ciel par la respiration et par "ses antennes énergétiques".

L'ancrage du thérapeute que nous proposons en KE, consiste en une série de petits exercices préparatoires à une journée de travail.
Il permet de s'enraciner consciemment pour se relier à la force de la terre et en même temps d'accueillir consciemment l'énergie cosmique dans le corps et les mains pour un travail encore plus efficace selon un axe vertical Ciel-Terre.
Cet état d'être du praticien se travaille et s'entretient journellement et nous proposons un CD avec paroles et musique avec des exercices plus ou moins longs, à la carte selon la disponibilité du praticien, alliant mouvements, respiration, intentions mentales et visualisation créative.
Un sportif bien ancré augmente ses possibilités pour de meilleurs résultats. Il en est exactement de même pour un praticien bien ancré surtout au niveau du travail énergétique.

8. Comment s'effectue la correction d'une tension ?

Pour la correction énergétique, le kiné utilise les 3 outils cités précédemment (les mains, le souffle et la force de la pensée) et la correction se fait en trois phases successives :

  1. La mise en tension
  2. La correction proprement dite
  3. Le contrôle de la correction

Correction du muscle rhomboïde

Voyons en détails l'une après l'autre, ces trois phases et les outils qui y sont employés.

  1. La mise en tension de la zone à corriger est faite par les mains du thérapeute qui adapte sa pression aux tissus pour que le patient ressente son blocage par une certaine douleur tout en la supportant parfaitement.

  2. La correction proprement dite constitue la deuxième phase. Elle est la plus importante.

    Le thérapeute :
    Inspire puis Souffle profondément jusqu'à libération totale du blocage qui dure entre 5 et 20 secondes.
    Le souffle est accompagné par l'intention mentale de "libération".

    Ses mains suivent tout simplement le mouvement de libération et le déroulement du nœud d'énergie qui "fond" littéralement sous ses mains. L'arrêt spontané de ce mouvement correspond à la fin de la correction. Il ne dure jamais plus que la durée d'une expiration c'est-à-dire 5 à 20 secondes. S'il dure plus longtemps, cela veut dire que l'activation par la force de la pensée n'a pas été faite dans les règles. Dans ce cas le déroulement et la libération d'un fascia peuvent durer jusqu'à plusieurs minutes.

    Le patient :
    Il sent son blocage par une certaine douleur provoquée par la pression et la mise en tension du thérapeute. Il inspire puis SOUFFLE très profondément et longuement pour se libérer de sa tension. Ce geste est renforcé par sa volonté de lâcher prise avec l'affirmation "je me libère" qu'il peut penser et appliquer en même temps.

  3. Le contrôle de la correction

    Une fois que le mouvement de libération s'est arrêté, qu'il s'est épuisé entre les mains du praticien, celui-ci contrôle l'efficacité de la correction. 

    Il étire une nouvelle fois le tissu corrigé et constate maintenant une élasticité retrouvée à la place de la tension, signe que la correction a bien fonctionné (si ce n'était pas le cas, il faut bien sûr reprendre la correction). Le patient également ressent immédiatement lui-même cette détente de même que la réduction immédiate d'une partie de ses douleurs, même s'il reste un fond inflammatoire qui disparaît normalement dans les 48 heures.

9. Une pathologie peut-elle avoir plusieurs causes déclenchantes ?

En tant que Masseur-kinésithérapeutes, nous avons appris à toucher le corps physique de nos patients, à le masser, le mobiliser, à détecter les tensions afin de les relâcher avec tous les moyens à notre disposition.

Ce corps physique représente la partie la plus dense qui est étudiée à fond par la science et la médecine allopathique. Il représente la partie matérielle, palpable, visible, objectivable par des appareils de mesure matériels. C'est la partie que nous apprenons à traiter dans nos études de kiné selon les lois de la mécanique articulaire, de la physio-pathologie, en employant nos mains et différents produits et appareils mécaniques et électriques de la physiothérapie. Ce plan physique répond aux lois d'espace et de temps.

En "énergétique" nous travaillons bien sûr très largement sur ce corps physique. Mais nous le voyons, animé d'une énergie qui quand elle circule bien, permet le mouvement, les fonctions et toutes les possibilités des diverses parties du corps.

Lorsqu'il y a des blocages de cette énergie, le corps physique est contracturé, freiné, réduit, empêché d'accomplir ses fonctions ce qui peut l'amener à développer des pathologies.
C'est au niveau du corps physique que somatisent et que se retrouvent très largement tous les blocages de l'individu. Par contre certaines causes premières des différents symptômes physiques peuvent avoir pénétré dans un plan différent du plan physique.

Prenons le cas d'une épicondylite chez un joueur de tennis ou d'une tendinite de l'épaule chez une secrétaire.
Le geste de revers répétitif et puissant du tennisman est a première vue la raison évidente de sa pathologie.
La mauvaise position au bureau et le nombre d'heures passées dans la même position expliquent également la raison de la tendinite de la secrétaire même si elle n'a pas subi d'accident.
Ce type d'étiologie est évident et reconnu par l'ensemble du monde médical, car la tendinite locale est palpable, objectivable par des tests cliniques connus et reconnus et le symptôme est aggravé par l'effort.

Mais il suffit, pour aller plus loin dans la recherche des causes profondes, d'appuyer d'une main sur le point le plus douloureux du tendon et de remonter palpatoirement le long du bras, puis de l'épaule et du cou, jusqu'à la colonne vertébrale pour sentir sous la main une tension qui s'étend dans les structures profondes depuis l'endroit douloureux du symptôme jusque vers une ou même plusieurs vertèbres cervicales ou dorsales en relation avec un conflit articulaire de la colonne.

Nous sommes là sur ce que nous appelons un "grand axe énergétique" qui se palpe avec la même facilité qu'une contracture musculaire. Simplement il est plus long et part d'une vertèbre vers les extrémités pour englober une enfilade de muscles fascias, ligaments, capsules articulaires bout à bout.
En palpant un tel axe énergétique sur toute la longueur du membre, nous trouvons également une enfilade de points plus ou moins sensibles et notre symptôme de départ apparaît tout simplement comme le plus douloureux d'entre eux.
Au départ, sur la colonne nous trouvons toujours une vertèbre bloquée par un ou plusieurs blocages articulaires de type ostéopathique.
Dans toutes les tendinites, périarthrites, NBC, syndrome du canal carpien, fourmillement des doigts, l'on peut faire la même constatation : il s'agit toujours d'une symptomatologie globale du membre qui gagne à être traitée globalement pour céder d'une manière efficace et durable.
Bien sûr nous n'avons pas inventé cela, l'ostéopathie, la microkinésithérapie, la fasciathérapie, les chaînes musculaires et bien d'autres techniques ont toutes observé ce phénomène et le corrigent chacune à sa manière.
C'est au niveau de la correction que la KE propose une manière qui est surprenante par sa puissance et sa douceur, sa rapidité et en même temps sa simplicité.

Mais quelques fois ce travail, même bien mené n'apporte pas les résultats attendus.
Dans ce cas, on peut aller plus loin et empoigner la vertèbre du départ de l'axe bloqué et de la palper par un test osseux profond de compression par rapport aux clavicules ou au sternum ou l'avant du corps. Et là l'on trouvera presque toujours un ou plusieurs points ou zones en blocage par rapport à cette vertèbre.

Ces points à l'avant du corps correspondent aux émergences ou aux zones de projection d'un plexus neurovégétatif. Le SN neurovégétatif est reconnu pour réagir au stress et aux différents états psychiques, émotionnels et mentaux de la personne.
Ces zones tests répertoriées par une cartographie précise propre à la KE permettent de conscientiser et de mettre en évidence les causes d'origine psychosomatique du symptôme. La correction énergétique de ce type de tension permet de libérer les impressions de raideur, de rigidité et d'étau de la poitrine et de la vertèbre et par la suite tout l'axe énergétique sur le membre entier et les symptômes qui en découlent.
Plus les facteurs psychiques sont importants et plus les résultats paraissent spectaculaires. Une séance de KE complète consiste toujours à contrôler et à corriger les zones émotionnelles, les grands axes énergétiques, les vertèbres concernés et enfin le symptôme local.

Tous les praticiens se rendent compte que dans la quasi-totalité des cas pathologiques, les quatre niveaux sont atteints à un degré plus ou moins important.

Le côté quelques fois surprenant des résultats d'une séance de KE vient tout simplement de ce travail simultané sur ces différents plans avec leurs causes différentes qui viennent se focaliser au niveau du point du symptôme qui amène le patient à la consultation.
Une pathologie est donc presque toujours le résultat de plusieurs causes différentes qui viennent s'ajouter, se multiplier et cristalliser en un point pour engendrer la somatisation physique et le symptôme local.
Ainsi après un accident traumatique, l'on retrouvera logiquement beaucoup de causes physiques.
Mais il suffit d'en faire la recherche pour constater qu'il s'y ajoutent également de nombreux blocages des sphères supérieures : Grands Axes Energétiques, Système Neurovégétatif et Emotionnel.
Ainsi chez notre secrétaire dont le travail n'est pas très lourd et qui à vingt cinq ans présente déjà une arthrose cervicale en plus de sa périarthrite avec des tensions douloureuses qui récidivent après tous les traitements classiques, il y a toutes les chances que c'est la sphère émotionnelle qui est principalement en cause.
A l'interrogatoire, l'on trouvera la notion de stress, de souffrance psychique ou de choc émotionnel lié au travail, au familial ou à l'existentiel, quelques fois les trois en même temps.
La palpation des clavicules et du sternum montre des tensions qui enserrent une partie du thorax de l'avant jusqu'à l'arrière colonne comprise.
Ces tensions sont de type neurovégétatif et expliquent en grande partie la physiopathologie des maladies psychosomatiques autant de l'appareil locomoteur que des viscères et du système nerveux.
La correction de cette sphère émotionnelle libère très rapidement la personne de ses symptômes physiques et d'autre part la libère de son stress pour lui donner en plus un bien être psychique durable.

Quant au tennisman, le travail d'une séance de KE lui permet de se libérer de sa tendinite et aussi de libérer toute sa colonne cervicale et dorsale. Mais en plus, il va prendre conscience de l'impact du stress sur son corps physique, stress lié à l'entraînement, aux compétitions et quelque fois aux problèmes personnels qui s'y ajoutent.
Il va apprendre à gérer son stress pour construire un nouveau mental de gagnant grâce à la reprogrammation ou restructuration positive proposée en fin de séance.

10. Comment aborde-t-on le plan énergétique en KE ?

La médecine chinoise possède de nombreux moyens de diagnostique, notamment la prise du pouls chinois pour tester les méridiens. L'électroacupuncture est un moyen d'investigation plus moderne.
La KE ne prétend nullement remplacer ce savoir millénaire. Néanmoins lors de la palpation en étirement d'un membre dans son entier ou encore du dos sur toute sa longueur, on peut sentir des tensions longues extrêmement puissantes qui correspondent souvent (mais pas toujours) au trajet de ces méridiens et que nous appelons des "grands axes énergétiques".
Ces tensions se propagent à l'intérieur des muscles, ligaments, fascias et des chaînes musculaires formant à l'arrière du corps le système des chaînes musculaires décrites au départ par Françoise Mézières. La correction par la kinésithérapie énergétique de ces structures est d'une grande facilité et se fait exactement avec la même simplicité que celle d'un simple muscle bien que le niveau et l'efficacité en soit bien supérieure. L'étirement postural des chaînes en devient très largement facilité. 

Pour la correction :

Il s'agit de prendre l'axe énergétique par ses deux bouts, de sentir la tension et de corriger par un long souffle tel que décrit dans la réponse à la question 8. Ce travail de libération des grands axes énergétiques simple et rapide est très puissant et efficace car il permet de lever des tensions qui bloquent plusieurs vertèbres du dos ou plusieurs muscles et articulations différentes en une seule fois et en l'espace d'un seul souffle.
Ce travail sur les grands axes a été testé par la méthode d'électroacupuncture selon le Dr Voll (EAV) sur une série de 50 patients choisis au hasard dans le cabinet de Seebach.
Ce test a été tout à fait concluant, tous les méridiens en perte d'énergie ont vu leur taux augmenter et ceux qui étaient en excès d'énergie ont vu leur taux baisser de façon considérable.

11. Comment expliquer le côté psycho-émotionnel de la KE ?

Combien de fois traitons-nous des patients en nous rendant compte que nos techniques de kiné touchent à leurs limites et en sentant que les causes profondes des pathologies ne se trouvent pas dans les muscles, les ligaments ou les vertèbres mais dans le psychisme ou le mental de notre patient, liées au stress, aux différents problèmes affectifs, sociaux ou professionnels qui accompagnent notre mode de vie dit "civilisé". En ostéopathie également l'on peut être confronté au même problème.
C'est là que, la "Kinésithérapie Energétique" nous apporte des explications et des solutions pratiques et efficaces et nous aide dans un domaine où il y aura une demande accrue dans les années à venir, vu les sollicitations de plus en plus importantes pour l'état nerveux de chacun.

Même lors d'une lombalgie survenue après avoir soulevé une valise « trop lourde », on se rend souvent compte que le poids de la valise n'était que la cause déclenchante, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et que la personne était déjà bien avant, tendue par des contractures de ses muscles, de ses fascias, raidie dans ses mouvements par des tensions nerveuses liées au stress et aux différentes contraintes de la vie.
Si nous traitons cette personne par des techniques classiques de kinésithérapie ou d'ostéopathie uniquement mécanique, la personne ira mieux pour un certain temps, mais les causes profondes n'étant pas levées, elle aura toutes les chances de récidiver tôt ou tard.

Ces causes profondes psychiques et mentales atteignent d'abord le système nerveux avant de somatiser au niveau de l'appareil ostéo-articulaire et particulièrement au niveau du Système Nerveux Neuro-Végétatif qui possède une place énorme dans la notion de "terrain" du patient, en dehors de tout traumatisme physique.
Ce système constitué de haut en bas par l'hypothalamus, l'hypophyse, les chaînes ganglionnaires paravertébrales et parasympathiques avec leurs différents plexus : cervical, cardiaque, solaire, lombaire et sacré qui irradient dans le corps entier, est reconnu médicalement par la neurophysiologie comme étant lié au fonctionnement psycho-affectif de l'individu.

Par contre la médecine classique n'en fait pas grand cas et limite son action à administrer des calmants, des myorelaxants, des neuroleptiques et autres décontracturants pour effacer les symptômes en surface mais très rarement en s'attaquant aux causes profondes.
Loin de renier cette médicamentation symptomatique très utile dans l'urgence, il semble pourtant très important de la compléter par un travail de prise de conscience et de libération des sources cachées des différentes pathologies et maladies. Notre métier de kinésithérapeute s'y prête particulièrement bien.

La masso-kinésithérapie classique libère et rééduque le corps physique.
La Kinésithérapie Energétique permet en plus de libérer et de rééduquer le psychisme et le mental du patient.

Correction des blocages émotionnels actuels

12. Quels sont les fondements physiologiques de l'action du stress sur la santé ?

De nombreuses études ont été réalisées sur l'effet du stress par rapport à différentes populations. Il est démontré sur les sportifs de haut niveau et les aviateurs qu'une certaine dose de stress est stimulante et bénéfique pour leurs aptitudes physiques et mentales. Il s'agit là d'un stress positif ou "d'eutress". Mais au-delà de cette dose "d'eutress" les réactions deviennent perturbantes entraînant des défaillances dans les performances physiques, sportives et intellectuelles.
Ces résultats ne s'appliquent pas qu'aux sportifs ou aux aviateurs mais de telles défaillances atteignent en fait une bonne partie de la population dont nous faisons tous partie.

Les principaux symptômes immédiats du stress sont en général :

  • Des serrements dans la gorge qui empêchent d'avaler ou de bien s'exprimer.
  • Des oppressions de la poitrine allant de la sensation d'un léger poids jusqu'à l'impression d'étau, d'étouffement ou de coup de poignard dans le cœur.
  • Des nœuds de tensions au niveau du plexus solaire qui bloquent les différents organes du ventre et affectent la digestion, la colonne lombaire et le bassin, etc.
  • L'augmentation du rythme cardiaque – l'augmentation du taux d'adrénaline.
  • Des sueurs, tremblements, pâleur ou rougeur du visage, extrémités froides avec angoisses, peurs, perte de moyens, etc.
  • Des sentiments d'oppression, d'injustice, de révolte, de colère ou alors de fatigue, de lassitude, de laisser-aller pouvant mener à la dépression.

Les connaissances actuelles de la médecine s'accordent toutes à reconnaître le rôle prépondérant du Système Nerveux Neurovégétatif dans l'apparition de tous ces symptômes.
Ils sont parfaitement décrits, répertoriés et classés comme "signes subjectifs peu objectivables" et ainsi considérés comme secondaires et peu importants en attendant des signes plus objectifs, de vraies maladies.
En effet durant le laps de temps qui suit une situation de stress, à part ces signes subjectifs, tous les examens cliniques habituels : RX, scanner, ECG, EMG, etc. sont muets.

Ces symptômes dits "mineurs" révèlent que le patient se trouve dans un état qui n'est ni la bonne santé, ni la vraie maladie, mais un mal-être pas toujours facile à exprimer ni à diagnostiquer par les moyens classiques.
On pourrait qualifier cet état de "Phase de sursis" ou tout est possible : d'une part la guérison et d'autre part le déclenchement et la chute vers la maladie.
Dans tous les cas, à cette phase de sursis, la sonnette d'alarme est déjà tirée. Le corps manifeste "gentiment" qu'il n'est plus d'accord avec la situation qu'on lui inflige. Quelques fois même il se rebelle et s'exprime par une colonne cervicale contracturée, une périarthrite sans cause physique réelle, des troubles digestifs, une fatigabilité et irritabilité, des angoisses, des migraines, etc.
Et là, l'arsenal pour le faire taire est impressionnant : toute la médicamentation allopathique est là pour le ramener dans le droit chemin.
Le kinésithérapeute n'est pas oublié dans cette bataille et il reçoit lui aussi pour mission d'éradiquer des symptômes physiques qui deviennent gênants pour un patient qui a légitimement droit à la bonne santé.

Et après ?
Après, il ira mieux pendant un certain temps. Dans le meilleur des cas, ce traitement sera suffisant pour des années. Le stress n'étant pas trop important, la personne prenant un peu de détente, les symptômes disparaissent et tout rentre dans l'ordre.
Mais regardez dans votre clientèle tous les cas où la récidive survient dés l'arrêt du traitement, et les symptômes réapparaissent par la suite pouvant même s'aggraver et léser la structure dans sa profondeur au fil des années.
Bien sûr, l'âge du patient va rentrer en ligne de compte. La dureté et la répétition des gestes professionnels, les accidents traumatiques, la nourriture inadéquate participent largement à cette évolution.
Mais qu'est-ce qui fait la différence entre deux personnes du même âge et qui font le même travail : c'est l'état interne de leur terrain, leur sensibilité à somatiser les difficultés de la vie. Plus leurs anciennes blessures sont profondes et moins ils résistent aux agressions journalières.
Chez certains, ces agressions vont provoquer tout un réseau de tensions nerveuses internes à l'origine des TMS (tensions musculo-squelletiques), des nombreuses contractures et dysfonctions des organes, des muscles, des chaînes musculaires et des centres et axes énergétiques. Le moindre choc va déclencher la maladie.

13. Comment agit la KE sur le plan psychique et mental ?

Les différentes réactions neurovégétatives immédiates au stress : serrement de la gorge, de la poitrine, du ventre, sont des réalités que le patient ressent parfaitement surtout sur la face antérieure de son corps.
Ces réalités sont tout aussi parfaitement et facilement palpables par les kinésithérapeutes qui à la palpation de l'avant du corps ressent de petites tensions et des points durs et douloureux exactement là où le patient ressent ses oppressions et tous ses symptômes suggestifs.
Cette palpation s'appelle la palpation énergétique et s'apprend dès la première journée du stage de KE.
L'ensemble de ces zones forme une grille de lecture qui a été mise au point et synthétisée par JM Demelt, épaulé par toute une équipe pluridisciplinaire de praticiens avec des résultats comparés sur des milliers de patients.
Ces différentes zones-test se retrouvent à la surface avant du corps très exactement et pas du tout par hasard, à l'aplomb des plexus neurovégétatifs : cervical, cardiaque, solaire, lombaire et sacré.

Grille de lecture de l'avant du corps

La lecture manuelle par palpation de ces différentes zones permet d'objectiver :

  • la nature des différentes émotions vécues,
  • la date de leur apparition (actuel, de l'enfance, de la vie fœtale, héréditaire)
  • "avec qui ?" s'est passé le problème lié à la pathologie présente.

Cette prise de conscience permet au patient, d'abord de se libérer de ses blocages, puis avec l'aide de son thérapeute de décider, de transformer sa manière de réagir en abandonnant de vieux schémas de fonctionnement pour mettre en route de nouvelles résolutions et reprendre la vie d'un bon pied.

Après la lecture et la prise de conscience, la correction se pratique de la manière suivante : Le MK tient entre ses mains deux points stratégiques douloureux découverts lors de la recherche palpatoire, l'un à l'avant, l'autre à l'arrière du corps.

Ces points sont toujours plus ou moins sensibles et douloureux, le patient les ressent très bien. Il évacue ses tensions par une expiration très profonde accompagnée par la ferme volonté de se libérer. Cette manœuvre est réitérée jusqu'à ce que tous les points stratégiques émotionnels de la poitrine et du ventre soient libérés. Tous les points antérieurs possèdent toujours un point correspondant à l'arrière du corps qui tombe pile sur des points souvent très douloureux de longue date sur la colonne vertébrale ou le bassin. Ces points sont extrêmement résistants à tout type de traitement purement mécanique. Cette technique par contre, les libère avec une grande facilité et efficacité.

Grâce à cette méthode le patient apprend à se prendre en charge, à se libérer lui-même de son stress car il pourra appliquer cette technique par la suite chez lui sous forme de petits exercices alliant souffle et affirmations positives dès que le besoin s'en fait sentir. Cette phase de rééducation du psychisme et du mental qui s'appelle la Reprogrammation Positive n'est pas obligatoire lors de chaque traitement, mais elle clôt très efficacement une séance de KE complète au niveau de la durabilité des résultats.

Ce type de travail permet la résolution de très nombreuses pathologies récurrentes dans des domaines aussi variés que le crâne, le thorax, les membres, la colonne, le bassin, les viscères, l'uro-génital et le psychisme à tout âge, du bébé jusqu'au vieillard... la liste est infinie.
Pourquoi ? Parce que traiter la personne dans sa globalité physique, psychique et mentale apporte tout simplement plus de possibilités que de se cantonner à la seule partie physique.
Or notre domaine de compétences nous permet parfaitement d'élargir notre profession de kiné à ces plans-là.

14. Comment se déroule une séance complète de KE ?

Au début d'une séance on va laisser au patient le temps d'expliquer la raison de sa venue et commencer par palper physiquement la partie locale dont il se plaint, lui faire sentir que nous ressentons à la palpation ses zones douloureuses, dures et tendues qui correspondent à son problème spécifique à son ou ses symptômes. Puis il apprend la libération par le souffle en lui expliquant que nous travaillons avec nos mains mais que nous lui demandons sa participation par une grande expiration accompagnée de sa propre volonté de lâcher sa tension. Ce travail est acquit en quelques minutes et la séance peut commencer. Celle-ci se déroule en 5 phases successives.

I. Les grands axes énergétiques : ils traversent le corps entier et leur correction globale libèrent de très nombreuses tensions : chaînes musculaires, fascias, méridiens, etc.
II. Le psychisme : la recherche des tensions liées au côté psychique de patient et leur correction libère principalement le système neuro-végétatif et toute la symptomatologie de type psychosomatique que son blocage entraîne.
III. La colonne vertébrale : ensuite nous libérons localement les vertèbres en rapport avec les pathologies de la personne. Ce travail peut également se faire par d'autres techniques comme l'ostéopathie, la kiné analytique ou différentes thérapies manuelles.
IV. Les différentes parties locales du corps physique : puis nous passons à la correction locale des différents muscles, articulations, organes, etc. dont se plaint le patient.
V. La Reprogrammation Positive : nous terminons par la reprogrammation positive qui permet au patient de continuer son travail chez lui par de petits exercices quotidiens alliant des mouvements de respirations et de courtes affirmations positives.

Une telle séance dure à peu près une heure et donne souvent des résultats spectaculaires parce qu'elle est étiologique, permettant de libérer les symptômes, mais aussi la plupart des causes profondes qui sont à l'origine de ces symptômes. Bien sûr elle ne remplace pas le travail de rééducation pour tonifier un muscle ou réapprendre les gestes de la vie, la kinésithérapie classique garde son entière place et tout son importance.

Il faut remarquer que l'on commence toujours une séance intégrale par la libération des grands axes et du psychisme de la personne. En effet, la correction de ces structures à haut niveau énergétique permet avec un nombre restreint de corrections, de libérer d'un coup toute une série de structures physiques l'une derrière l'autre. Ce travail global facilite et raccourcit énormément le travail local car souvent les trois quarts des tensions existant au départ ont disparu. Seules, subsistent les blocages réellement liés à des chocs traumatiques directs. Ceux-ci sont alors corrigés un à un, localement par la même technique.

Il est à noter que chez des personnes qui n'ont jamais eu d'accidents et qui ne travaillent pas d'une manière lourde et répétitive, il peut arriver qu'après la libération des grands axes et des centres énergétiques, il ne reste pratiquement aucun blocage. Ceci démontre l'importance des composantes énergétiques et psychosomatiques dans l'apparition des maladies.
Dans les cas d'accidents physiques et de polytraumatismes par contre, l'on peut dénombrer tous les chocs physiques qui sont souvent nombreux et viennent s'ajouter aux lésions de type énergétique pur et aux lésions d'ordre psychiques ou mentales.

15. Est-ce qu'il existe des raccourcis pour faire des séances courtes et rapides ?

Oui, et ils sont applicables pratiquement lors de chaque séance de kinésithérapie classique. Il s'agit alors de cibler le traitement très précisément sur la libération du seul symptôme qui intéresse le patient en libérant à ce niveau les différents plans : physique, énergétique, psychique et mental.

Nous reprenons l'exemple de l'épicondylite  au niveau du coude droit : sur le plan énergétique on libèrera les seuls axes du membre supérieur droit ce qui peut prendre deux à trois minutes. Ensuite sur le plan psychique on cherchera s'il y a une cause émotionnelle ou mentale à ce blocage, en tenant d'une main le coude et de l'autre les clavicules qui représentent la zone de projection des émotions et du stress actuels. La correction dure également deux ou trois minutes.
Sur le plan physique il faudra contrôler les vertèbres de la colonne cervicale et dorsale haute, cela peut durer cinq minutes s'il y en a plusieurs. Enfin sur le plan strictement local il faudra corriger les différents muscles ligaments fascias et articulations de l'épaule, du coude et du poignet qui restent bloqués. Le tout peut durer de 10 à 20 minutes et peut s'intégrer dans n'importe quelle séance de kinésithérapie traditionnelle, se faire à domicile ou dans les structures sportives même en plein air. La Reprogrammation positive est en général réservée à une séance de traitement complet mais peut s'appliquer rapidement si le patient en éprouve de l'intérêt.

16. Est-ce que la KE est applicable sur soi-même ou sur les animaux ?

Traitement d'un chat

Toutes les corrections physiques sont parfaitement possibles sur soi-même à condition d'avoir accès à la zone à traiter.
Par exemple derrière le dos ce n'est pas toujours facile et une tierce personne y arrive mieux.
Sur le plan psychique il est très facile aussi de se libérer soi-même de son propre stress actuel. Rien que pour cela le premier stage est déjà intéressant. Par contre, des blocages émotionnels qui datent de la petite enfance, de la vie fœtale ou qui sont héréditaires, ne sont pas du tout évidents à retrouver sur soi-même. Une autre personne est beaucoup plus habilitée et plus apte à nous faire conscientiser des problèmes que nous occultons quelquefois d'une manière consciente ou inconsciente.
De même nous pouvons parfaitement travailler sur les personnes proches de notre famille, par contre nous ne sommes pas les mieux placés pour les libérer des problèmes que nous leur avons infligés ou qui se rapportent à nous-même.

Le travail sur les animaux est tout à fait intéressant, à tous les niveaux, autant physique que psychique, mis à part la reprogrammation mentale. Tous les animaux vivent des émotions. Chez les chevaux celles-ci sont souvent extrêmement puissantes et limitantes. Le souffle est effectué par le praticien et quelquefois aussi par le propriétaire de l'animal. Les animaux de compagnie apprécient particulièrement les séances et montrent leur accord, leur approbation par un calme et une docilité exemplaire. Même les plantes peuvent être traitées, libérées des différents chocs qu'elles peuvent vivre ne serait-ce que celui du déracinement et du transport lorsqu'on les a plantées.

17. Est-ce que le traitement a des limites et des contre-indications ?

Les limites de la méthode trouvent d'une part dans la réalité de la structure matérielle du corps physique et deuxièmement dans la volonté propre du patient.

Traitement d'un enfant hyperactif
sur le ventre de son père

La correction par la KE est de type énergétique et permet de régler des problèmes de type fonctionnel. Mais une pathologie physique, comme une fracture ou une déchirure musculaire constituent des lésions structurelles qui doivent avant tout être traités d'une manière structurelle. Par contre, le travail énergétique va permettre à la cicatrisation et à la guérison de se faire de la manière la plus optimale, la plus rapide et avec un minimum de séquelles.

La deuxième limite est liée au plan mental et à la volonté propre de la personne. Si une tension est liée par exemple à un schéma de fonctionnement que la personne ne veut ou ne peut pas lâcher malgré le traitement, il est normal que le symptôme puisse résister.
Par contre il n'y a pratiquement aucune contre-indication au traitement de kiné énergétique sauf le refus du patient lui-même. Une seule réserve peut être émise pour les cas de psychiatrie grave.

Dans tous les autres cas lorsque la circulation d'énergie est favorisée cela ne peut avoir que des effets bénéfiques pour la personne quel que soit son état et son âge. Toutes les palpations et les corrections sont d'une grande douceur et s'adaptent à l'état physique et psychique du patient. Le travail physique peut se faire sur des traumatismes récents en milieu hospitalier, en salle de réanimation aussi bien que sur des anciennes séquelles d'accident qui datent de plusieurs dizaines d'années. Les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes du troisième âge peuvent parfaitement bénéficier des bienfaits autant thérapeutiques que préventifs d'une séance.

18. Peut-il y avoir des réactions après un traitement de KE ?

Une séance complète de KE permet de remettre en place toute une série de désordres dans le corps du patient.

En particulier sur le plan physique, une quantité impressionnante de tensions musculaires, articulaires, aponévrotiques peut être relâchée en une heure de traitement.
Ces structures bloquées énergétiquement retiennent un grand nombre de toxines et déchets qui sont libérés d'un seul coup par le traitement. Cette évacuation peut quelques fois se traduire sous la forme d'une aggravation de certaines douleurs durant 1 à 3 jours après la séance ou également sous la forme de sensations de courbatures et de fatigue dans le corps entier. C'est pourquoi, nous conseillons à tous les patients de boire deux à trois litres d'eau (selon leur poids) durant les trois jours qui suivent un traitement et de se reposer.

L'observation de ces règles permet la réduction quasi-totale de la plupart de ces inconvénients.

Sur le plan psychologique, le fait de recontacter les anciennes blessures et de s'en libérer peut entraîner des transformations importantes dans les habitudes de la personne traitée. Ce changement va toujours dans le sens de l'apaisement et de l'amélioration. Là aussi, nous préconisons toujours un temps de repos après la séance pour permettre la mise en place harmonieuse des nouveaux schémas de fonctionnement positifs.
Il y a quelques années, lors des travaux de recherche sur la méthode, il arrivait que certains patients soient un peu bousculés après un traitement.

Depuis que nous appliquons systématiquement la Reprogrammation Positive à tous les cas où la composante émotionnelle est importante, nous n'avons pratiquement plus ce genre de réactions.

La Reprogrammation Positive sert d'antidote à tout ce qui pourrait ramener le patient à son ancien schéma de fonctionnement négatif.

Ainsi, le fait de boire de l'eau, de se reposer et de pratiquer la Reprogrammation Positive fait qu'après une séance de KE le patient se sente presque toujours bien dans son corps et en même temps bien dans sa peau, son psychisme et son mental.
Dans les cas de multiples pathologies importantes avec des étiologies souvent très diverses qui viennent s'ajouter entre elles, il est impossible de faire toutes les corrections en une seule séance.
Dans ce cas, il est important de rééquilibrer la personne avec ses blocages restants en attendant la séance suivante qu'il faut fixer dans un laps de temps relativement proche.
Il se peut qu'un blocage était masqué par un autre encore plus important. La correction du premier peut alors faire prendre surface au second avec apparition d'une nouvelle symptomatologie. Ceci reste exceptionnel mais vient tout simplement du fait que le traitement n'était pas terminé. Il convient alors bien sûr de revoir le patient au plus vite pour achever le travail.

Les effets secondaires positifs :

Le concept global de la méthode implique par définition que l'on va toujours dépasser le cadre local du symptôme et pratiquer des corrections qui auront des conséquences libératrices sur un grand nombre de structures étalées au niveau du corps entier.
Après l'énumération des effets secondaires négatifs au traitement, il est intéressant d'observer et de répertorier l'existence systématique de très nombreux effets secondaires positifs.
Le symptôme physique qui amène en général le patient à consulter est mis en relation lors de la séance à de nombreuses interconnexions physiques, psychiques et énergétiques qui se ramifient dans le corps entier souvent très loin du symptôme initial.

Pour corriger un symptôme précis comme une épicondylite ou une PSH, la KE mène le thérapeute à corriger en plus du symptôme local du coude :

  • Les grands axes énergétiques du MS jusqu'à la colonne – ce qui va lui libérer automatiquement des points sur l'épaule et surtout sur la colonne cervicale.
  • Les grands axes énergétiques du corps entier libérant aussi des tensions globales sur toute la longueur de la colonne : cervicale, dorsale, lombaire, sacrum avec des effets sur les différents viscères.
  • Les blocages émotionnels actuels, lui apprenant à gérer son stress quotidien grâce à la libération par le souffle et la reprogrammation positive.
  • Les blocages émotionnels du passé et les hérédités qui bloquent ses instincts de vie, de procréation et sexuels.
  • En fin de séance la Reprogrammation Positive permet au patient de reconstruire une nouvelle manière de voir les choses et surtout de réagir et de décider de ce qui est bon pour lui à l'avenir.

Ainsi une personne qui est venue spécifiquement pour un problème d'épaule pourra après la séance se rendre compte qu'elle n'a après sa séance plus d'insomnies, que ses règles sont moins douloureuses et qu'elle se sent de nouveau en harmonie avec son mari.
Un enfant venu pour une énurésie pourra voir ses résultats scolaires considérablement améliorés et ne plus souffrir de maux de tête.
Avec un syndrome de Scheuermann, un adolescent pourra en même temps perdre sa timidité, être mieux enraciné et ne plus souffrir d'entorses à répétition alors qu'il n'était pas venu pour cela.
Un lombosciatalgique pourra être libéré en même temps d'une migraine rebelle et d'une fatigue chronique et des déficiences de sa libido.
Les effets secondaires positifs accompagnent presque chaque traitement par une cascade de transformations dépassant très souvent les attentes les plus optimistes du patient et même du thérapeute. Bien que la plupart des réactions soient prévisibles, d'autres au contraire ne le sont pas, tellement les réactions en chaîne ont des ramifications au plus profond de l'être humain.

19. Comment se déroule la formation ?

Exercices pratiques lors d'un cours

 

La formation de KE a l'avantage d'être courte, elle se déroule sur 2 week-ends de 3 jours, en général le vendredi, samedi et le dimanche. Pour l'instant, en 2006 elles ont lieu à Paris, Chambéry, Strasbourg et Pontivy mais nous sommes prêts à aller dans toute la France et l'Europe pour faire des présentations et des formations.

Le premier stage commence le matin par l'apprentissage de l'ancrage du thérapeute et de la palpation du rythme vital, puis nous poursuivons par l'apprentissage de la correction énergétique à l'aide des mains, accompagnées du souffle et de la force de la pensée. L'après- midi nous voyons plus précisément la correction de l'épaule et de la colonne vertébrale. Le lendemain nous poursuivons par l'étude du bassin, des membres et du chapitre sur les émotions actuelles c'est-à-dire le stress dont souffre la personne actuellement et qui est à l'origine d'une partie de ses symptômes physiques. Le troisième jour nous apprenons à libérer les grands axes énergétiques qui traversent le corps entier et à équilibrer les centres. La journée se termine par la démonstration pratique de la manière d'appliquer la KE dès le lendemain du stage.

Lors du deuxième week-end nous terminons l'étude du corps physique par la sphère crânienne et nous passons à l'étude des émotions profondes du passé en apprenant à détecter les différents impacts émotionnels, pour voir "avec qui ?" et "quand ?" s'est passé le problème, et "quel type d'émotion ?" est en jeu. Cette lecture se passe sur la zone de la gorge et la poitrine et nous permet de libérer en profondeur la zone émotionnelle et tous les symptômes souvent très physiques qui y sont liés. Puis nous descendons plus bas au niveau du ventre, du bassin et du plancher pelvien qui représentent la zone des instincts.

Pour expliquer ce qu'est un instinct je vais donner un exemple : un homme a perdu sa femme, il se laisse aller à la dépression et perd tout intérêt à la vie, par sa souffrance émotionnelle il a bloqué ses instincts de vie. La souffrance émotionnelle se lit et se corrige au niveau de la poitrine, le blocage d'un instinct se lit et se corrige au niveau du bassin très en profondeur. A cet endroit il entraîne d'une part, des tensions sur les organes qui donnent des symptômes dans la sphère digestive ou uro-génitale et d'autre part, des tensions de l'appareil locomoteur de la colonne lombaire, du bassin, des sacro-iliaques, des hanches jusqu'au plancher pelvien et les membres inférieurs. Nous passons ainsi en revue tous les centres énergétiques liés aux plexus neurovégétatifs de la gorge, du cœur, du plexus solaire, de la région lombaire et sacrée, qui représentent tout le chemin d'évolution d'une personne ou son chemin de vie. Dans la tradition hindoue, ces différents centres et plexus correspondent à la notion de chakras. Ce travail est accompli ici à l'appui des connaissances et découvertes des plus récentes de la neurophysiologie et de la psychothérapie.

Le troisième jour nous apprenons la reprogrammation positive qui se passe au niveau de la sphère mentale avec des affirmations positives qui sont construites selon une formulation exactement contraire à la souffrance du patient. Le praticien peut suivre l'intégration de ses affirmations au niveau du champ énergétique de la personne. Ce travail dure à peu près 10 minutes entre la compréhension et l'intégration du nouveau programme. Cela peut paraître rapide et un peu trop facile, mais la pratique quotidienne nous montre que c'est possible à partir du moment où le système nerveux neurovégétatif est libéré sur toute sa hauteur de la tête au périnée. Ce travail en profondeur permet en effet de libérer le côté émotionnel et les instincts inconscients du patient qui sont cachés dans la profondeur du ventre et du bassin et qui par la palpation manuelle énergétique deviennent très simples à introspecter, à conscientiser, à libérer et à reprogrammer car le corps se souvient toujours, même si la mémoire consciente a oublié. Nos mains de kinés constituent l'outil le plus performant pour visiter cet inconscient avec l'accord du patient.

Pour la mise en pratique après la formation, chaque stagiaire reçoit à chaque séminaire d'une part un polycopié bien détaillé, clair et précis où chaque chapitre est repris point par point avec des croquis et schémas explicatifs et d'autre part un petit fascicule qui s'appelle "la KE en images" qui retrace en quelques dessins, le déroulement d'un traitement complet.

Les participants reçoivent également ce fascicule : "la KE – qu'est-ce que c'est ?" qui donne des réponses aux questions que le kinésithérapeute peut se poser.
A côté de cela, facultativement, le stagiaire peut acquérir sous forme d'un DVD par séminaire, toutes les manœuvres pratiques correspondant à chaque séminaire. Ce qui lui permet de pratiquer et de réviser tout le cours chez lui, en détail comme s'il y était.

20. Quel est le matériel nécessaire pour pratiquer la KE ?

La KE ne nécessite aucun matériel, le traitement est totalement manuel n'utilisant que les mains, le souffle et le mental. Une seule table suffit quelles que soient les pathologies du patient.

21. Qu'est-ce que la KE apporte à la kiné classique ?

D'abord je tiens à redire que la KE ne remplace pas la kinésithérapie classique qui garde toute son importance et son utilité notamment au niveau de la rééducation. Elle est complémentaire ainsi qu'elle l'est à l'ostéopathie, la psychothérapie et la médecine en générale et n'exclut par-là aucune autre technique curative ou préventive
Par contre elle renforce d'une part l'efficacité et la rapidité de la kiné et d'autre part, elle permet une large extension du domaine d'application de la kinésithérapie à des branches et des pathologies qui jusque là ne lui étaient pas habituelles.
C'est dans la libération des différentes tensions que la KE est d'une aide particulièrement efficace. Toutes les tensions locales sur lesquelles nous travaillons en kiné par massage, par techniques myo-tensives, par postures, etc, peuvent être libérées très rapidement et très facilement par la kiné énergétique en l'espace d'une expiration.
D'autre part la KE permet de travailler sur des tensions longues qui traversent tout le corps telles que les chaînes musculaires dont la libération par des postures longues et quelquefois douloureuses peut être facilitée, écourtée par le travail énergétique préalable. Par la suite les exercices et les postures deviennent beaucoup plus faciles avec un gain de temps considérable. Enfin le fait de pouvoir libérer des tensions d'origine psychique et psychosomatique permet d'aboutir là où justement ces facteurs constituent un frein aux résultats de la kiné classique particulièrement chez les gens stressés ou victimes de chocs émotionnels.

22. A quoi sert l'ancrage du thérapeute ?

L'ancrage du thérapeute est un exercice qu'il est conseillé de pratiquer à tout thérapeute énergéticien au début de sa journée de travail.
Pour aider les autres il est important que nous soyons nous-même en bonne santé et en équilibre énergétique. Ce travail peut se faire de multiples façons mais le principe de base consiste à être ancré bien solidement avec ses racines dans la terre et d'être en même temps relié en conscience avec le ciel que l'on peut considérer comme source d'origine de toutes les énergies.

La terre représente le plan de la matière sur laquelle nous habitons et où nous agissons. Elle contient la force qui va alimenter le corps physique, par la nourriture, par l'eau, par l'air que nous respirons et la chaleur que nous pouvons capter, elle représente une partie des éléments décrits par la tradition chinoise.

Le ciel représente la source cosmique, l'origine des énergies de vie, l'origine de l'esprit qui va pouvoir s'incarner et germer au niveau de la terre.
L'exercice d'ancrage consiste à prendre conscience de la réalité terrestre et en même temps conscience de la réalité du plan cosmique, le thérapeute se trouvant entre les deux pour canaliser les différentes énergies, les capter d'abord pour lui-même pour son propre bien-être et ensuite pour focaliser ces énergies au niveau des zones du patient qui en a besoin. Il est important de prendre conscience que tout ce flot d'énergie est donné et disponible en permanence, il est incessant car il coule sans fin entre le ciel et la terre. Il suffit de l'accepter, de le visualiser entre les mains afin de l'utiliser pour la vie, la guérison et la bonne santé pour nous-même et pour les autres.
Cet ancrage permet d'une part au praticien d'être lui-même dans un état énergétique et une santé optimale, et d'autre part donne au travail énergétique une grandeur et une efficacité en même temps qu'une simplicité qu'il est très difficile de concevoir lorsqu'on se base uniquement sur la réalité matérielle des choses.
En fait chaque arbre est planté dans la terre avec ses racines et tend ses feuilles vers le ciel pour capter sa nourriture, sa force et son énergie. L'arbre est programmé ainsi, il ne peut faire autrement.

L'être humain, par son libre arbitre, a le choix de s'ouvrir à cette énergie ou au contraire de se fermer. Une personne en échec qui se dit qu'elle n'a aucune valeur, qu'elle est nulle et que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue se coupe de sa source d'énergie vitale, consciemment ou non. Par contre si elle a une certaine conscience, de son libre arbitre, si elle conçoit qu'avec la force de ses pensées il lui est possible de transformer son état, elle peut volontairement contacter les énergies positives, les mettre en route pour se libérer de ses anciens schémas de souffrances et fonctionner de manière positive transformant ainsi son état de mal-être et de maladie en une expérience vécue positivement. Lorsque l'on n'a jamais pratiqué ou vu pratiquer ce type de travail, on peut douter de sa réalité, de son fonctionnement, cela paraît trop facile ou alors impossible. Lorsque l'on a vu pratiquer ou suivi un week-end de formation en énergétique, le doute n'est plus possible. Dès la première journée chaque participant constate sur lui-même l'effet de la circulation d'énergie. Il a aussi senti plusieurs nœuds d'énergies se libérer et fondre entre ses mains lors des différentes corrections. Avant cette expérimentation on peut croire que la méthode fonctionne ou ne pas y croire. Après avoir pratiqué soi-même chaque participant sait que cela fonctionne. Il a acquis la connaissance par l'expérience vécue, et chaque fois qu'il refera les mêmes gestes cela fonctionnera, ceci correspond aux bases fondamentales de la nature et de la vie. Après bien sûr, la compétence professionnelle reste une question d'entraînement et de pratique régulière.

23. Quelle est la durée d'une séance et combien faut-il de séances pour un traitement ?

Une séance complète dure environ une heure la première fois. Dans quelques cas difficiles elle peut dépasser une heure, quelquefois aussi durer moins longtemps. Mais la KE s'utilise également en séance courte et ciblée sur un symptôme précis ce qui peut ramener sa durée à une dizaine de minutes ou à un quart d'heure. Ainsi elle peut parfaitement s'intégrer à une séance de rééducation ordinaire. Une seule séance est souvent suffisante pour résoudre de nombreux problèmes. Dans les cas difficiles il peut être nécessaire d'en pratiquer deux ou trois.

Si au bout de trois ou quatre séances il n'y a aucun résultat, nous proposons au patient l'arrêt de ce type de travail, pour continuer avec d'autres techniques ou chez un autre thérapeute. Par contre dans le cas des maladies chroniques, il est possible de revoir la personne à intervalle régulier pour un entretien. D'autre part, il est possible aussi de voir les personnes bien portantes une fois par an par exemple pour un contrôle préventif qui permettra de libérer des zones qui par la suite risqueraient un jour de tomber malade. Les sportifs de haut niveau peuvent être contrôlés tous les mois pour les garder au summum de leur forme physique et mentale.

24. Est-ce que la KE permet des séances en dehors du cadre conventionnel ?

La KE est applicable dès le lendemain du premier stage de formation et peut être ajoutée à toute séance de kinésithérapie classique dont elle renforce les possibilités et accélère le processus et l'efficacité, ceci dans le cadre conventionnel de la nomenclature.
Lorsque le stagiaire a suivi les deux week-ends, il est appelé à faire des séances complètes sur tous les plans : physique, psychique, énergétique et mental ce qui peut porter la durée d'une séance jusqu'à une heure. Il est clair qu'à ce moment il dépasse le cadre conventionnel. Lorsque les patients ont constaté toutes les possibilités d'un tel traitement, ils sont généralement d'accord pour un traitement même sans la prise en charge par la caisse de maladie. L'application du "hors nomenclature" est actuellement possible au niveau de certaines caisses primaires mais pas toutes, chacun peut se renseigner localement à l'endroit où il travaille. Certains kinés fractionnent également une séance en petits morceaux qu'ils intègrent chaque fois à une séance de kiné classique et remboursée. Cela peut être intéressant au début pour montrer au patient l'intérêt de ce travail, mais il faut très vite savoir reconnaître sa propre valeur et pratiquer des séances complètes au tarif correspondant, qui est libre et peut différer selon le lieu où l'on travaille.

25. Qu'est ce qui fait que certaines personnes ont encore des réticences vis-à-vis du domaine énergétique ?

Notre monde occidental actuel est basé principalement sur le matérialisme. Le flou existant au Moyen-âge dans le monde de la science et de la médecine a été balayé par la pensée cartésienne. Actuellement nous sommes en partie encore imprégnés de cette pensée cartésienne et mécaniste qui pour certains encore veut que tout ce qui n'est pas visible, palpable et contrôlable par une machine n'existe pas. Cette croyance alimente encore actuellement les fondements de la médecine allopathique qui sert de base à l'enseignement et à la pratique de la médecine en Occident et au niveau de l'ordre mondial de la santé. Ce système a fait ses preuves et contribue très largement à l'évolution de la santé au niveau mondial. Il a permis la régression de nombreux fléaux mais il a aussi ses limites. Il est basé sur une vue strictement matérialiste et prend comme référence les seules lois du temps et de l'espace qui sont caractéristiques de la matière. La notion de science exacte ou de science vraie est construite sur cette base là.
Pourtant il existe des domaines et des plans où ces lois sont inadéquates et inapplicables. Par exemple il arrive à toute personne de réfléchir, d'avoir des pensées, des émotions, des sentiments qui ne sont ni visibles, ni palpables, ni mesurables par des instruments et qui pourtant existent. Même la douleur que l'on peut pourtant ressentir très fort dans le physique n'est mesurable par aucun instrument aussi sophistiqué soit-il. Il en est de même pour l'énergie qui circule dans les êtres vivants, cette énergie vitale ressentie par la palpation énergétique appelée aussi le tchi par les Chinois ou le prana par les hindous. Nos pensées, nos émotions, nos sentiments et cette énergie vitale n'ont pas de support matériel et pourtant ce n'est pas pour cela qu'ils n'existent pas. Ils font tout simplement partie d'un plan subtil qui n'est pas matériel et qui surtout est libre des lois de l'espace et du temps. Avec nos pensées nous pouvons retourner en arrière dans le temps ou nous projeter dans le futur. Nous pouvons revivre des émotions du passé comme si nous y étions actuellement, c'est ce qui arrive par exemple lors d'une catharsis en psychothérapie. Mais surtout grâce à nos pensées, nous sommes en mesure de programmer notre futur, afin de réaliser notre vie à nous, notre santé aussi et pas celle qui nous surprend au gré des personnes et des évènements qui nous entourent.

Ainsi il est possible de concevoir la réalité :

  • d'un monde de matière étudié par le monde scientifique matérialiste, limité aux lois d'espace et de temps.
  • d'un monde non matériel, un monde vibratoire, libre des lois d'espace et du temps en sachant que les deux se superposent et que nous vivons simultanément et en permanence dans les deux.

Nous arrivons alors à accepter qu'une personne soit faite d'une part d'un corps physique que la médecine allopathique soigne d'une manière tout à fait satisfaisante, mais qu'en plus, l'être humain possède en même temps une réalité non matérielle, vibratoire, que nous pouvons appeler son double énergétique ou son champ vibratoire et que ces deux réalités se superposent pour former un être humain holistique et entier, corps et esprit, cher aux anciens.
A ce moment là il est tout à fait évident et facile de concevoir le rôle de la médecine énergétique et de la KE.
Si au contraire pour différentes raisons l'on décide de limiter son concept de l'être humain à la stricte réalité matérielle et mécaniste, on peut effectivement en toute logique éprouver des difficultés, du rejet, voire même des peurs vis-à-vis d'un monde qui pour nous alors n'existe pas.

Il est à noter que le nombre des études scientifiques permettant d'accréditer les techniques énergétiques est extrêmement faible par rapport à celui des études en allopathie et en pharmacologie. Il est vrai que les enjeux financiers sont très différents. Quoi qu'il en soit, c'est à nous énergéticiens de montrer ce que nous faisons et surtout de montrer que cela fonctionne.

26. Quels sont les points forts de la KE ?

Les principales qualités de la KE peuvent se résumer en deux mots : "SIMPLICITE et EFFICACITE"

La simplicité vient du fait que l'enseignement est clair et dénué de toute information superflue. Pour chaque chapitre l'essentiel de la théorie est suivi immédiatement par la pratique et l'apprentissage des seuls gestes thérapeutiques efficaces et utilisables dès le lendemain du stage.
La suite logique de la formation permet de donner un maximum de connaissances dans un minimum de temps, ce qui permet de condenser la formation sur trois week-ends. Ceux-ci gagnent bien sûr à être approfondis par des stages de mise en pratique.
Pour les esprits méticuleux, chaque stage peut également être refait à moitié prix. Pour ceux qui sont intéressés par l'approfondissement sur le plan psychique, il existe des modules complémentaires dans ce domaine là.

L'efficacité vient du fait de travailler sur les différents plans de l'être humain, ce qui permet d'appréhender les pathologies d'après leurs différentes étiologies.
Ces possibilités viennent s'ajouter au travail du kiné et de l'ostéopathe afin de le compléter. Le patient comprend pourquoi il est malade et apprend à se libérer des causes profondes de ses pathologies et à se prendre en charge lui-même, ce qui prolonge largement l'efficacité et les résultats dans le temps.

L'action de la KE est avant tout curative, car les patients viennent généralement avec des pathologies, déjà bien installées. Mais la finesse de la palpation permet de corriger les tensions bien avant l'apparition des symptômes, ce qui en fait une technique préventive de tout premier ordre, en particulier pour les sportifs de haut niveau, les cadres, dirigeants et toutes les personnes qui désirent être au "top" de leurs capacités.

La KE permet d'améliorer les compétences du kinésithérapeute dans sa pratique quotidienne et en même temps d'ouvrir et d'élargir le champ de compétence de toute la profession de masseur-kinésithérapeute.

Simplicité + efficacité = KE

27. Quelles sont les qualités du praticien en KE ?

Chaque kiné peut apprendre la KE et l'appliquer avec efficacité, seule ou en complément de toutes les autres techniques qui sont à notre disposition.
Néanmoins la méthode est entièrement nouvelle.
Il faut donc avoir envie de "toucher en profondeur" les personnes à traiter. Un kiné qui aime bien masser sera également un bon énergéticien.

La KE se passe très en douceur, pratiquement à l'inverse des techniques manipulatives structurelles de "craking" et répond à la demande d'une clientèle sensible recherchant la libération de causes profondes des différents symptômes. De nombreux sportifs font partie de ce type de patients mais aussi une clientèle de plus en plus nombreuses qui ne trouve pas ses réponses dans la médecine et les techniques classiques.
Une certaine disponibilité est nécessaire pour une qualité optimale des soins, celle-ci est compensée par des tarifs adaptés à la durée des séances et libre de toute contrainte conventionnelle.
Ceux qui appliquent la KE avec le plus d'efficacité sont des passionnés de leur travail qui veulent, au moins de temps en temps, aller plus loin que le traitement symptomatique, au-delà de la routine quotidienne pour traiter le patient dans sa globalité physique, psychique et mentale.

Cela peut paraître prétentieux et aussi bien compliqué. La clarté de l'enseignement et le travail "ciblé sur l'essentiel" offre à chaque kiné la possibilité de réaliser ce projet après les quelques week-ends de formation et de mise en pratique.

28. Quelles sont les indications de la KE ?

Par son approche étiologique multidirectionnelle la KE s'applique à pratiquement tous les domaines de la kinésithérapie et de l'ostéopathie.
Il s'agit d'une méthode globale qui s'adresse aux pathologies du corps entier, n'en excluant aucune.
Elle s'applique à tous les domaines de la médecine, de la traumatologie et la rhumatologie avec des tendinites, périarthrites, névralgies, etc. mais aussi à la médecine du sport, la médecine cardiovasculaire et respiratoire, à la chirurgie pré et post opératoire, à l'esthétique, la pédiatrie, la gynécologie, l'allergologie, l'endocrinologie, la médecine interne, etc.

Le travail sur le système nerveux lié à la sphère émotionnelle et mentale permet la résolution de nombreuses pathologies psychosomatiques : tensions musculaires et tendiniteuses à l'origine des TMS, problèmes de sommeil, nervosité, anxiété, gestion du stress au travail, dans la famille, problèmes affectifs sexuels, contradiction mentale, dépressions, peurs, oppressions, hyperactivité, manque d'énergie, séparation, conflits, deuil, changement de situation et mal être général.
Chaque séance est thérapeutique pour les pathologies présentes et en même temps préventive par la correction des tensions existantes mais qui n'ayant pas encore somatisées sous forme de maladie.
Le côté préventif permet à un sportif de haut niveau d'être au top de sa forme physique et mentale.

Ce principe s'applique aussi aux étudiants en période d'examens et en fait à toutes les personnes qui veulent vivre et profiter au maximum de toutes les possibilités et compétences.

La KE offre une bonne santé et en même temps un bien-être psychique et mental.

29. La formation bénéficie-t-elle d'une prise en charge ?

La Kinésithérapie Energétique a, jusqu'à présent, toujours été prise en charge par le FIF-PL à raison de 1 journée par an et devrait continuer à l'être dans les années à venir (renseignements auprès du Centre de Formation à la KE).

Les salariés peuvent profiter du DIF.